Un fichier SRT est un fichier texte qui contient les sous-titres d’une vidéo : des blocs numérotés, chacun avec un début, une fin et le texte affiché à l’écran. Le WebVTT (extension .vtt) contient la même chose sous une autre forme. Choisissez le WebVTT pour une vidéo sur une page web, car c’est le seul format que lit l’élément HTML <track>. Choisissez le SRT pour presque tout le reste : c’est le format le plus ancien et le plus simple, celui qu’ouvrent beaucoup de logiciels de montage, de lecteurs et de plateformes. Dans le doute, téléchargez les deux : ils viennent des mêmes sous-titres.
La suite de ce guide montre un vrai export dans les deux formats, puis chaque différence, ligne par ligne.
Les mêmes sous-titres dans les deux formats
Le 26 septembre 2026, nous avons passé un extrait de test de 3,5 secondes dans le générateur de sous-titres : une phrase en anglais du corpus LibriSpeech (CC BY 4.0), « Concorde returned to its place amidst the tents. » La page a créé un sous-titre, nous l’avons coupé après « place » avec l’éditeur, puis téléchargé les deux fichiers. Les voici, à l’octet près, sauf la marque invisible au début du fichier SRT (expliquée plus bas).
Le fichier SRT :
1
00:00:00,570 --> 00:00:02,344
Concorde returned to its place
2
00:00:02,344 --> 00:00:03,350
amidst the tents.
Le fichier WebVTT :
WEBVTT
00:00:00.570 --> 00:00:02.344
Concorde returned to its place
00:00:02.344 --> 00:00:03.350
amidst the tents.
Mêmes sous-titres, mêmes temps, même texte. Quatre détails changent.
Les différences, ligne par ligne
- L’en-tête. Un fichier WebVTT doit commencer par la ligne
WEBVTT; c’est la seule partie obligatoire du format (référence WebVTT de MDN, en anglais). Le SRT n’a pas d’en-tête : le fichier commence directement par le premier sous-titre. - Les numéros. En SRT, chaque sous-titre commence par son numéro, à partir de 1. En WebVTT, une ligne au-dessus des temps est un nom facultatif pour le sous-titre ; notre fichier l’omet.
- Le format des temps. Le SRT sépare les millisecondes par une virgule (
00:00:02,344), le WebVTT par un point (00:00:02.344). Le WebVTT permet aussi d’omettre les heures (00:02.344) ; nos fichiers les écrivent toujours. C’est pourquoi renommer un.srten.vttne le convertit pas : l’en-tête manque et toutes les virgules sont fausses. - Commentaires, position et style. Le WebVTT a des blocs de commentaire qui commencent par
NOTE, des réglages après les temps pour placer un sous-titre à l’écran, et des styles en CSS. Le SRT n’a ni commentaires ni spécification officielle pour le style, même si beaucoup de lecteurs affichent les balises<i>et<b>en italique et en gras.
Deux autres détails ne se voient pas ci-dessus :
- L’encodage du texte. Un fichier WebVTT est toujours en UTF-8. Un fichier SRT ne peut pas indiquer son encodage : le logiciel doit le deviner, et une mauvaise supposition transforme les accents en symboles étranges. Nos fichiers SRT commencent par une marque d’ordre des octets UTF-8, trois octets invisibles qui disent au logiciel que le fichier est en UTF-8 ; nos fichiers WebVTT n’en ont pas besoin.
- Les caractères spéciaux. Le WebVTT impose d’écrire
&et<sous la forme&et<(et recommande>pour>) ; notre générateur fait les trois pour vous. Le SRT n’a pas cette règle : si vous tapez<i>dans un sous-titre, le fichier SRT le garde et beaucoup de lecteurs afficheront la suite de la ligne en italique.
Nos fichiers ne contiennent que les sous-titres, sans réglage de position ni de style. Le seul ajout concerne le WebVTT : si le traitement s’arrête avant la fin de votre fichier, le fichier WebVTT porte une NOTE qui dit où s’arrêtent les sous-titres, que les lecteurs n’affichent pas. Le SRT n’a aucun moyen de le dire et ne contient que les sous-titres.
Lequel télécharger
- Une vidéo sur votre propre page web : le WebVTT. L’élément HTML
<track>lit les fichiers WebVTT (MDN, l’élément track, en anglais). Notre test automatique charge notre fichier WebVTT dans le lecteur<track>de Chromium et retrouve les mêmes sous-titres. - YouTube : l’un ou l’autre. La page d’aide de YouTube sur les fichiers de sous-titres compatibles cite SubRip (.srt) et WebVTT (.vtt). C’est la documentation de YouTube ; nous n’avons pas encore testé d’envoi nous-mêmes.
- Un logiciel de montage ou un lecteur sur ordinateur : consultez l’aide du logiciel pour les formats qu’il importe. Le SRT est le premier à essayer, puisqu’il est le plus ancien et le plus simple. Nous n’avons pas encore testé de logiciels précis, ce guide ne les liste donc pas.
- Dans le doute : téléchargez les deux. Ce sont de petits fichiers texte qui contiennent les mêmes sous-titres.
Un fichier TXT est autre chose : une transcription à lire, sans temps à l’écran. Il n’a pas de temps de sous-titres, donc un lecteur ne peut pas l’afficher comme sous-titres.
Sous-titres ou sous-titres pour sourds et malentendants ?
Les recommandations d’accessibilité du W3C définissent les captions, l’équivalent des sous-titres pour sourds et malentendants, comme une version texte de la parole et des sons nécessaires pour comprendre le contenu, comme qui parle ou les bruits importants. Les sous-titres, au sens strict, sont les mots prononcés.
Le SRT et le WebVTT peuvent contenir l’un ou l’autre ; la différence est dans le texte. Notre générateur écrit les mots prononcés, dans la langue parlée, sans nom de locuteur ni description des sons. S’il vous faut des sous-titres pour sourds et malentendants, ajoutez-les vous-même dans l’éditeur avant de télécharger : un sous-titre peut contenir [porte qui claque] ou MARIE : Tu viens ? comme n’importe quel texte. Le WebVTT a aussi une balise de voix, <v Marie>, que certains lecteurs utilisent pour afficher qui parle ; notre éditeur écrit du texte brut, tapez donc le nom en texte.
La longueur des lignes dépend de qui crée le fichier
Aucun des deux formats ne limite la longueur d’un sous-titre. Notre générateur crée des sous-titres de deux lignes de 42 caractères au plus et de 7 secondes au maximum, et laisse un sous-titre au moins 1 seconde à l’écran quand le suivant le permet. Deux lignes de 42 caractères, c’est aussi la limite du guide de style des sous-titres anglais de Netflix. Pourquoi un sous-titre fait au plus deux lignes explique ces limites, et quand vos propres modifications les dépassent.
Les temps viennent de l’estimation, par le modèle de reconnaissance vocale, du début et de la fin de chaque mot. Nous n’avons pas encore mesuré leur justesse : lisez donc votre vidéo avec les sous-titres avant de la publier, et si un sous-titre arrive trop tôt ou trop tard, modifiez les sous-titres avant de les télécharger : avancez ou reculez un début ou une fin de 0,1 seconde, coupez un sous-titre trop long ou fusionnez-en deux courts.
Ouvrir et vérifier un fichier de sous-titres
Ce sont deux fichiers de texte brut. N’importe quel éditeur de texte les ouvre, et quelques vérifications repèrent la plupart des problèmes :
- La première ligne. Un fichier WebVTT doit indiquer
WEBVTT. Un fichier SRT commence par1. - Les accents. Si des lettres comme é ou ç s’affichent mal, le logiciel a lu le fichier dans le mauvais encodage. Rouvrez-le en UTF-8.
- Des caractères bizarres au début. Un logiciel qui ne connaît pas la marque d’ordre des octets peut l’afficher sous la forme
avant le1. Enregistrez le fichier en UTF-8 dans ce logiciel, ou choisissez « UTF-8 avec BOM » s’il le demande. - Après une modification à la main : en SRT, gardez une ligne vide entre les sous-titres et les numéros dans l’ordre ; en WebVTT, gardez la ligne vide après
WEBVTT.
Prêt à en créer un ? Créez un fichier SRT ou WebVTT à partir de votre vidéo dans votre navigateur. Le fichier reste sur votre appareil, et vous vérifiez chaque sous-titre sur l’image avant de télécharger.